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ESSAI ROUTIER: Ford F-150 Ecoboost 2016

Si vous êtes comme moi, et que vous n’avez pas de roulotte, de bateau ou de VTT, vous n’avez pas eu la « chance » de reculer une remorque très souvent. Je me souviens très bien avoir essayé quelques fois et d’avoir plutôt misérablement échoué. Cette fois, c’est au volant d’une camionnette Ford F-150 Ecoboost 2016 que j’ai eu l’occasion de revivre l’expérience.

https://youtu.be/QtH_SNoygzg

Pour venir en aide aux gens comme moi, mais également rendre la tâche plus facile aux personnes plus expérimentées, les ingénieurs de Ford ont mis au point le système « Pro Trailer Backup Assist ». Ce dispositif de remorquage en marche arrière de Ford aide les débutants, comme les professionnels, à reculer une remorque plus facilement et efficacement.

Et c’est dans un petit stationnement du Port de Plaisance de la Ronde à l’Île Sainte-Hélène, que nous avons eu l’occasion de mettre à l’épreuve les capacités du système.

Pour ce faire, Ford avait mis à notre disposition un F-150 2016 en version Limited Ecoboost, munie de la technologie « Pro Trailer Backup Assist », ainsi qu’une remorque transportant un magnifique bateau.

Configuration nécessaire

Avant même de se lancer à l’assaut du remorquage, il faut bien configurer le système. La première chose à faire est d’installer une petite étiquette, à l’allure d’un drapeau à damier, à un endroit spécifique sur la remorque. Ensuite, il y a quelques mesures à prendre pour que le système puisse connaitre certaines informations de votre remorque. Rien de bien sorcier ; il ne vous faudra que quelques minutes et un ruban à mesurer pour amasser les informations nécessaires.

Une fois ces informations amassées, il faut créer un nouveau profil pour la remorque. Le système « Pro Trailer Backup Assist » vous permet de créer jusqu’à dix profils différents. Il est donc possible d’avoir jusqu’à dix remorques répertoriées dans le système.

Une fois la configuration terminée, il est temps de mettre le système à l’épreuve.

Premier défi : reculer la remorque, sans utiliser le système d’assistance. Personnellement, j’avais rarement eu la « chance » de reculer une remorque. Ma dernière tentative avait eu lieu quand j’étais adolescent, l’expérience s’étant soldée par une égratignure sur le pare-chocs de la voiture de mon père.   Les proportions de la remorque utilisée jadis étaient également très différentes. Celle utilisée lors de ma dernière tentative était beaucoup plus petite. J’appréhendais donc légèrement cette nouvelle expérience avec une remorque d’environ quinze pieds.

Comme prévu, l’expérience n’a pas été concluante. Avec un départ qui s’est plutôt bien déroulé, j’ai rapidement perdu le « contrôle » de la remorque. Je peinais à la maintenir dans le bon angle et j’ai dû me reprendre à plusieurs reprises. Au final, après quelques tentatives ratées, j’ai remis le camion à son point de départ et décidé d’utiliser le système pour faire un autre essai.

Détail amusant, aucun des autres journalistes présents n’a osé se lancer à l’assaut du remorquage sans assistance !

Enfin un peu d’aide

Pour débuter, il faut appuyer sur le bouton (situé au centre de la molette), pour activer le système.  Il faut ensuite choisir la remorque appropriée, la seule dans ce cas-ci, et appuyer sur « OK ».

Une fois la remorque sélectionnée, le système fait un scan pour trouver l’étiquette appliquée plus tôt. Une fois l’étiquette trouvée, avec l’aide de la caméra de recul, un message apparaitra à l’écran, signe que nous sommes maintenant prêts à reculer ce magnifique, et très dispendieux, bateau.

Avec l’aide de la caméra de recul, je fais lentement marche arrière tout en appuyant sur les freins ou sur l’accélérateur pour contrôler la vitesse. Il est primordial de ne pas toucher au volant, car le système dirige le véhicule automatiquement pour nous. Si le système détecte une tentative de prise de contrôle du volant, il se désactivera automatiquement.

Si la destination souhaitée se trouve directement derrière et en ligne droite, aucune correction ne sera nécessaire. Le système est parfaitement capable de diriger la remorque, sans aucune aide du conducteur.

Si l’emplacement choisi nécessite de négocier une courbe, comme dans notre cas, des ajustements manuels devront être effectués. Pour ce faire, on utilise la petite molette pour faire les corrections. Plus la molette est tournée, soit vers la droite, soit vers la gauche, plus la correction sera importante.

Même si cela peut paraître très compliqué, et que ce n’est pas évident à la première utilisation, dans les faits, c’est très simple. La preuve, j’ai réussi à amener la remorque à destination sans une égratignure.

Ce que je n’avais pas réussi à accomplir en 15 minutes par moi-même, je l’ai accompli en moins de 5 avec le système. Il est vrai que je n’ai pas le talent de certains pour reculer une remorque et que pour eux c’est peut-être une formalité, mais le fait d’avoir réussi cet « exploit » démontre encore plus l’efficacité de cette nouvelle technologie.

Le système « Pro Trailer Backup Assist » est offert sur toutes les versions du F-150 2016, incluant les plus puissantes mais aussi sur toute la gamme Ecoboost, sans affecter la capacité de remorquage nominale. Il est disponible à un prix de 925 $, ce qui inclut l’ensemble de remorquage et l’attache à remorque, sur les versions inférieures à XLT et inclut de série pour les versions XLT et supérieures.

Ford Raptor 2017, l’extrême hors route

Les amateurs le savent bien, le Ford Raptort est la version la plus extrême de la camionnette Ford F 150. Sous le capot, un moteur V6 3,5 litres Ecoboost, le tout dissimulé dans un enrobage plus extrême.

En fait, le Ford F-150 Raptor 2017 est une camionnette tout-terrain de haute performance, mettant à profit des nouveaux amortisseurs FOX Racing Shox avec technologie de dérivation interne sur mesure. Le débattement de la suspension sera supérieur à celui du modèle actuel (11,2 pouces à l’avant, 12 pouces à l’arrière).

C’est cette capacité extrême que Ford a voulu démontrer dans une vidéo où les amortisseurs affrontent leur pire ennemi : des sentiers hors-route exigeants, voire littéralement féroces.

Ce n’est là qu’une autre des vidéos que Ford a réalisée pour le dévoilement de sa camionnette hors de proportion. Car on sa voulu démontrer que le Raptor 2017 est capable de franchir tous les obstacles, peu importe leur taille.

Outre la conduite hors-route, le nouveau Ford Raptor 2017 affichera aussi six modes de conduite :

Normal, pour la conduite de tous les jours;

Rue, pour plus de performance sur l’asphalte;

Météo, pour rouler sous la pluie, dans la neige ou sur la glace;

Boue et sable, pour les sentiers glissants;

Baja, pour la conduite à haute vitesse dans le désert;

Rochers, pour les sentiers rocailleux négociés à basse vitesse.

Nissan Pathfinder 2017 : un peu de renouveau

Le Nissan Pathfinder se vend mieux que jamais, lui qui a plus que quadruplé ses ventes depuis 2012. Ainsi, alors que le véhicule s’écoulait à quelque 2 666 copies au Canada en 2012, il a, depuis, atteint de nouveaux sommets : 9 898 unités ont été vendues l’année dernière, et 2016 s’annonce aussi prometteuse.

2017 Nissan PathfinderMais, car il y a un mais, les puristes ne regardaient plus le Pathfinder avec le même enthousiasme, estimant que l’on avait redu trop générique son usage et son style, en diminuant son look de baroudeur. Il fallait donc corriger le tir, ce que Nissan s’est empressé de faire pour 2017.

Avant de changer de look, les dirigeants de Nissan ont fait subir au Pathfinder 2017 le même genre de traitement que le reste de la gamme. Ils n’ont pas tout repensé, mais ont apporté suffisamment de changements pour que le véhicule se présente comme une véritable évolution.

Évolution qui débute d’ailleurs sous le capot, où on retrouve un nouveau moteur 3,5 litres V-6 à injection directe, dont la puissance passe de 260 à 284 chevaux et à 259 lb-pi de couple. Ce coup de pouce signifie qu’il peut remorquer jusqu’à 6000 livres, quelque 1000 livres de plus qu’auparavant.

Évolution aussi au niveau esthétique, alors que le nouveau Pathfinder arbore une nouvelle grille, de nouveaux blocs optiques tant à l’avant qu’à l’arrière qui se marient notamment à ceux du Murano, et de nouveaux pare-chocs plus carrés, donnant une plus grande impression de solidité.

Sachez que, pour les amateurs, le Nissan Pathfinder sera disponible à la fois en version intégrale ou traction, ce dernier offrant des capacités moins extrêmes, il va sans dire.

A l’intérieur, les changements sont mineurs : de nouveaux porte-gobelets au design amélioré, et un nouveau système multimédia plus convivial. Cinq version du Pathfinder seront disponibles : S, SV, SL Premium, Tech et Platinum.

Le nouveau Nissan Pathfinder 2017 remodelé sera disponible chez les concessionnaires canadiens à compter du mois de septembre 2016.

Pourquoi pas un Ram Hellcat?

Vous l’avez vu sur le Charger, en avez rêvé sur le Challenger et ne dormez pas la nuit en attendant le Jeep qui en sera doté, mais saviez-vous que vous pourriez avoir une version Ram du moteur Hellcat de 707 chevaux?

RamcatEn fait, ce n’est pas officiellement le cas, puisque Ram n’a jamais conçu ce genre de véhicule. C’est plutôt un concessionnaire ontarien, Midland Chrysler, qui a réalisé ce projet qui, pour le moment, est un véhicule unique.

Sous le capot, on a logé le moteur 6,2 litres V8 HEMI dans un environnement unique. Le véhicule n’est cependant pas abordable : 90 000$ l’unité mais vous aurez le plaisir de conduire une des camionnettes les plus rapides au monde.

Ce « Ramcat » affiche toute la puissance et a même un large éventail de logos sur le corps pour présenter ses lettres de créance. Le moteur Hellcat est marié parfaitement à la boite automatique à huit rapports de transmission du camion.

Mais ne retenez pas votre souffle, vous ne verrez probablement jamais ce Ram cat sur la route. En revanche, sachez le constructeur automobile FCA travaille sur le modèle Jeep Grand Cherokee phare qui pourrait être intitulé « Trackhawk ».

Jeep a 75 ans… et on l’a vécu

Conduire une Jeep est une expérience. Non, plutôt un style de vie devrait-on dire. C’est exactement que ce que les dirigeants de Jeep ont voulu faire vivre à quelques journalistes plus tôt cette semaine, alors qu’ils leur ont fourni l’occasion d’expérimenter les Jeep dans toutes les versions possibles… et même à l’ancienne.

Réunis dans la région d’Ottawa, un groupe de journalistes a d’abord franchi les limites de la zone urbaines au volant des représentants de tous les modèles de la gamme. Dans notre cas, c’est le Cherokee, le plus vendu de toute la gamme au payas, qui nous a servi de transport jusqu’au site de l’aventure.

Mieux encore, nous avons opté pour la version Overland, la plus luxueuse d’entre toutes et nouvellement arrivée dans le catalogue Jeep. Au menu, une finition plus raffinée, un ensemble d’accessoires plus abondant, mais une conduite agréable.

jeep 75 ans 030Aux termes d’une randonnée de près de 100 kilomètres au cours de laquelle le Jeep Cherokee a prouvé son confort (et l’utilité de son système de son pour abriter les vocalises de mon collègue qui tentait de suivre les paroles des chansons), petite réunion au sommet dans la région de Calabogie avec les membres du club Eastern Ontario Traiblazer 4×4 club, un groupe de passionnés dont 42 des 43 membres possèdent des Jeep.

Avec eux,  il était temps de se lancer à l’assaut des sentiers. Oubliez le Cherokee (même s’il en avait les capacités), place plutôt au Rubicon dont les capacités n’ont pas vraiment été mises à rude épreuve. En fait, à l’exception d’un très escarpé bloc de rochers, le Rubicon a franchi les zones hors route sans même faire ressentir le moindre effort,  guidé par Paul Duchesne et son groupe. Même le plus discret Renegade, lui aussi qualifié de Trail rated, a franchi les obstacles sans coup férir.

Enfin, direction piste où le Jeep Grand Cherokee SRT s’est prêté au jeu. Quelques tours ont suffi pour faire la preuve de toute la puissance des 475 chevaux, et de la direction pour le moins surprenante.

« Jeep, ce n’est pas une simple marque de voiture, c’est un mode de vie. Les gens qui ont possèdent ont choisi de pousser leur véhicule à la limite, et nous voulions prouver que les Jeep ont tout ce qu’il faut pour répondre aux demandes », explique Daniel Labre, porte-parole de Jeep au Québec.

Le succès de Jeep, qui célèbre cette année son 75e anniversaire en lançant des versions identifiées de toute leur gamme, ne se dément pas. Au Canada, les ventes représentent 25% de celles de FCA. Aux États-Unis, 30%.

Un brin d’histoire

Quelque 75 années d’histoire ne se résument pas en quelques lignes, et nous vous invitons à consulter l’histoire complète de la gamme ici. Mais le journaliste que je suis a eu l’occasion de revivre sa part d’histoire en prenant le volant d’un Jeep Willys 1944.

jeep 75 ans 025Oubliez les accessoires ou le confort, ces véhicules étaient conçus pour l’efficacité et pour l’armée. Il m’a bien fallu quelques contorsions pour me glisser derrière le volant (la chose est haute et le siège totalement fixe), et ma taille de jeune homme depuis longtemps oubliée n’a pas facilité la conduite, mais l’expérience est unique.

Le moteur, un 4 cylindres de 60 chevaux, permet de déplacer avec une certaine vivacité le tout petit et léger véhicule. Il faut cependant réfléchir sérieusement avant d’aborder une courbe, dans ce Jeep dont la hauteur n’est pas proportionnelle à la largeur.

Le freinage est aussi une aventure qu’il faut prévoir à l’avance, mais la sensation de conduite une pièce historique fait oublier le moindre désagrément.

Du plus ancien au plus moderne, les véhicules Jeep ont une chose en commun : leur sens de l’extrême. Leur 75 années d’existence sont la preuve qu’ils peuvent encore traverser les obstacles.

RAM : un VUS grand format en préparation

Les grands utilitaires sport sont de plus en plus populaires, et les profits qu’ils génèrent pour les constructeurs sont de plus en plus importants. Ce qui explique pourquoi Fiat Chrysler s’y intéresse et veut y faire apparition. L’arme pour y parvenir : RAM.

ram 1500Oui mais, direz-vous, RAM ne fait que des camionnettes. Ce qui est exact pour le moment, mais risque fort de changer d’ici quelques années puisque la compagnie songerait à créer un modèle de grand VUS capable de faire la compétition au Tahoe, et développé sur la même base que la camionnette.

C’est du moins ce qu’a précisé le président de RAM, Mike Manley, en entrevue avec le Détroit Free Press, tout en précisant qu’il faudrait cependant attendre la venue du RAM de future génération.

« Nous aurons cette possibilité de créer un utilitaire sport de cette nature puisque nous nous baserons sur une plateforme déjà très capable et que nous l’aurons amélioré pour la prochaine génération », poursuit monsieur Manley. La prochaine génération de la camionnette RAM est attendue pour 2018.

Attention cependant, même si la camionnette sert de base à ce VUS, rien n’indique que l’utilitaire sport qui en découlera sera commercialisé sous le nom de RAM. Il devrait plus vraisemblablement se faire appeler Chrysler.

Pendant ce temps, FCA continue de développer ses plans pour le grand utilitaire Jeep Wagoneer. Le Wagoneer et Grand Wagoneer vont utiliser la même architecture que le Jeep Grand Cherokee de prochaine génération.