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Devriez-vous acheter un Nissan Rogue 2018?

Nous avons eu l’occasion de conduire le Nissan Rogue 2018 pendant environ 1 mois afin d’évaluer le système d’assistance à la conduite ProPilot récemment introduit en Amérique du Nord par Nissan. Nous avons déjà parlé de long en large de ce système, et vous pouvez en apprendre plus en jetant un coup d’œil à notre essai plus détaillé.

Nissan Rogue 2018

Maintenant, tournons notre attention au véhicule lui-même. Introduit sur le marché il y a quatre ans et retouché l’an dernier, la génération actuelle du Rogue est le véhicule le plus vendu de la gamme Nissan, mais pas nécessairement le plus vendu de son segment.

Ce segment, il faut le mentionner, est bourré d’options pour le consommateur. Les choix sont nombreux et pour se démarquer, un VUS compact doit pratiquement être parfait. Il doit au minimum bien faire dans quatre catégories : espace intérieur, polyvalence, économie de carburant et rapport qualité/prix.

Voyons donc comment le Nissan Rogue 2018 s’en sort.

Pourquoi vous devriez acheter un Nissan Rogue 2018

  • Propulsé par un moteur quatre cylindres de 2,5 litres développant 170 chevaux et 175 lb-pi de couple, le Rogue est loin d’être le VUS le plus puissant de son créneau. Il se reprend cependant de très belle façon avec une économie d’essence impressionnante de 9,7 litres aux 100 kilomètres en ville et 7,4 litres aux 100 kilomètres sur l’autoroute. Après un mois, notre consommation moyenne était de 8,9 litres aux 100 kilomètres dans le modèle haut de gamme SL Platine. Bref, le Rogue demeure l’un des VUS compacts les plus économiques en vente actuellement.

 

  • Le coffre du Nissan Rogue 2018 peut accueillir entre 1 112 litres et 1 982 litres ce qui en fait l’un des coffres les plus spacieux de sa catégorie. Au niveau de la polyvalence, difficile de faire mieux dans le créneau des VUS compacts.

 

  • Le Nissan Rogue 2018 est dans le top 3 de son segment au niveau du confort et de la douceur de roulement. Son habitacle est silencieux et sa suspension absorbe sans broncher les bosses et les trous.

 

  • Le système de sécurité ProPilot est plus avancé que le Honda Sensing de Honda ou encore le i-Activesense de Mazda. Il est également plus évolué que le Eyesight de Subaru et tous les autres dispositifs du genre dans le segment. Sur le plan technique, il ressemble davantage à ce que BMW et Mercedes-Benz propose en matière de sécurité.

 

  • Son prix de départ de 26 298 $ est l’un des plus bas du segment. Au niveau du rapport qualité/prix, on obtient généralement le même équipement que les autres VUS du segment à prix plus avantageux de quelques centaines de dollars ou plus. On pense notamment au système de surveillance des angles morts et le freinage d’urgence automatique offert de série.

Pourquoi vous ne devriez pas acheter un Nissan Rogue 2018

  • Le Rogue n’est pas amusant à conduire. Très confortable, oui, mais il est assez fade au niveau de la tenue de route et des sensations qu’il procure. Si vous désirez ressentir un peu de dynamisme et avoir du plaisir sur la route, un Volkswagen Tiguan, un Mazda CX-5 ou encore un Kia Sportage est un meilleur choix.

 

  • Le Rogue 2018 a reçu plusieurs améliorations l’an dernier, mais il demeure un véhicule conçu en 2014. Comparativement aux récents modèles introduits dans le segment comme le Honda CR-V ou le Volkswagen Tiguan, son habitacle manque un peu de raffinement. Ce n’est pas laid et la qualité est correct, mais ce n’est certainement pas l’habitacle le plus attirant de la catégorie.

Urban-X de MINI : aider les jeunes entreprises à améliorer nos villes

La première fois que j’ai entendu parler de Urban-X, je croyais avoir affaire à une nouvelle initiative marketing de la marque MINI. Peut-être s’agissait-il d’un nouveau concept de voiture urbaine, ou encore possiblement d’un nouveau programme d’autopartage. Je n’étais même pas proche.

Urban-X a bel et bien été mis en place par la marque britannique en collaboration avec la boîte américaine Urban Us, mais ça a très peu à voir avec l’industrie automobile. Il s’agit plutôt d’un fonds de capital de risque qui vise à accélérer le développement d’entreprises en démarrage.

Ces entreprises doivent proposer des idées ou encore des technologies destinées à améliorer la vie urbaine. Le lien peut donc se faire avec MINI à ce sens, les petites voitures de la marque étant bien adaptées à la conduite urbaine.

Cela dit, un coup d’œil rapide aux investissements récents de Urban-X permet de constater qu’on voit beaucoup plus loin que simplement l’industrie du transport.

Une compagnie dans le vaste portfolio d’Urban-X développe un bracelet pour personne aveugle qui utilise un langage de vibrations afin de communiquer des informations pertinentes sur l’environnement entourant le porteur. Une autre entreprise aide ses clients urbains à trouver et réserver des endroits pour mettre sur pied des événements extérieurs.

Rentlogic, une autre firme dans le portefeuille de Urban-X, propose un système de classement pour les logements à louer dans une ville donnée. Brooklyness a pour sa part développé un casque de vélo qui améliore la sécurité en ville.

Urban-X entre en scène très tôt dans la vie d’une entreprise et investit jusqu’à 100 000 $ pour aider la compagnie à lancer son produit ou son projet. Quand une compagnie est choisie, elle entre dans un programme intensif d’une durée de 20 semaines tandis que la phase de sélection dure environ 5 mois.

L’équipe de Urban-X est composée de plusieurs experts de différents domaines, dont le marketing, le développement de produit, l’ingénierie, l’expérience client et l’image de marque. Ensemble, ces experts sont en mesure d’aider une entreprise dans toutes les facettes de la mise en marché de leur produit.

Avec sa division Urban-X, MINI est en mesure de toucher à toutes les facettes de la recherche et du développement. Le manufacturier joue donc un rôle clé dans le développement de plusieurs technologies et façons de faire au lieu de se concentrer sur quelques-unes seulement.

 

Honda révise le HR-V et le Pilot pour 2019

Honda vient de donner un petit coup de balai à deux de ses véhicules utilitaires. Le HR-V, lancé en 2016 reçoit cette refonte de mi-parcours, tandis que le grand frère, le Honda Pilot, voit également quelques nouveautés s’ajouter à sa fiche technique.

Commençons par le HR-V qui doit composer avec une concurrence sans cesse renouvelée, le segment des micro-VUS étant des plus populaires par les temps qui courent. D’emblée, on remarque le faciès redessiné, la grille de calandre, les blocs optiques ainsi que la portion inférieure du bouclier étant tous nouveaux pour l’année qui vient. Coutume oblige, les jantes sont aussi remodelées.

Honda rend disponible son système Honda Sensing (sur les livrées plus cossues) qui inclut une panoplie de systèmes de sécurité (régulateur intelligent, maintien de la voie, alerte de sortie de voie, etc.), tandis que la boîte CVT ainsi que le rouage intégral fait lui aussi l’objet de révisions. Qui plus est, la direction électrique à ratio variable est également améliorée pour 2019 et les ingénieurs ont aussi cherché à isoler davantage l’habitacle avec plus d’insonorisation. Honda n’a rien mentionné sur la boîte manuelle offerte sur les modèles d’entrée de gamme toutefois. Sera-t-elle enlevée du catalogue des options?

De son côté, le Honda Pilot est lui aussi redessiné à l’avant, la grille de calandre, le pare-chocs ainsi que les phares étant nouveaux pour 2019. On remarque également les nouvelles jantes sur les flancs du gros utilitaire à 8 passagers. Apparemment, la boîte de vitesses automatique à 9 rapports a également été révisée, un détail qui fait l’objet de questionnements depuis l’introduction de cette transmission ZF au sein des véhicules Honda.

Le constructeur a également écouté les commentaires de la presse automobile au sujet de son système de divertissement, car une molette a été insérée à la gauche de l’écran pour le volume de la chaîne audio, un bouton qui fait également partie des ajustements apportés au petit HR-V d’ailleurs. Une connexion sans fil 4G LTE fait partie des nouvelles options, tout comme un écran de divertissement arrière élargi, tandis que le fameux système CabinTalk dévoilé sur l’Odyssey fait lui aussi son apparition à bord du Pilot.

Les deux nouvelles variantes feront leur apparition dans les salles de montre au courant de l’été.

Vivre avec la technologie ProPilot du Nissan Rogue 2018

Que ce soit au niveau de la connectivité ou de la sécurité, les constructeurs se battent pour développer les plus récentes technologies à proposer aux consommateurs. Dans le cas de la sécurité, il en résulte une panoplie de groupes de systèmes de sécurité portant des noms très « marketing » comme le Honda Sensing, i-Activesense chez Mazda ou encore Eyesight chez Subaru.

Puis il y a le système ProPilot Assist de Nissan, disponible à l’heure actuelle dans le Nissan Rogue et la Nissan LEAF. C’est dans le Rogue que nous avons eu l’occasion d’évaluer cette nouvelle technologie de Nissan qui sera offerte bientôt dans le Nissan Qashqai également.

ProPilot Assist est un système de sécurité active ce qui veut dire qu’il a comme objectif de prévenir les accidents. Pour ce faire, il surveille les alentours du Rogue afin de détecter des dangers potentiels, mais il est aussi capable de reconnaitre les marques sur la route afin de prévenir les sorties de voie.

Ça, tous les systèmes du genre peuvent le faire. Là où le ProPilot diffère est qu’il peut aussi contrôler la trajectoire du véhicule en suivant les courbes de la route. En d’autres mots, vous sentez le volant bouger sous vos mains alors que le Rogue suit les lignes de chaque côté de la voie.

Le ProPilot de Nissan ressemble donc plus aux dispositifs d’assistance à la conduite que nous retrouvons chez Mercedes-Benz, Audi et BMW. Il est plus évolué et selon Nissan, il permet de réduire la fatigue ressentie par le conducteur sur la route.

ProPilot compte également un régulateur de vitesse adaptatif qui peut réduire la vitesse du Rogue jusqu’à un arrêt complet lorsque nous roulons sur l’autoroute et qu’un embouteillage est détecté. Il maintiendra alors une distance sécuritaire avec les autres véhicules et il peut également freiner automatiquement si un autre véhicule nous coupe soudainement.

Ce type de système a généralement deux défauts majeurs : ils peinent à reconnaitre les marques sur la route et ils sont trop brusques lorsqu’ils réagissent. Dans le cas du Rogue, le système n’est pas trop sensible à la visibilité des marques et il faut une bonne averse pour l’empêcher de fonctionner. On n’a pas testé en hiver, par contre.

Lorsqu’il détecte un danger ou lorsqu’il suit la voie pour le conducteur, le ProPilot n’est pas trop brusque dans ses mouvements. Les freinages sont assez naturels tout comme la tenue de route. En d’autres mots, on a l’impression que le système réagit à la situation comme un humain le ferait. Bref, au niveau de son rendement, le ProPilot n’a pas de défauts flagrants.

Le seul reproche qu’on peut lui faire est qu’il est dispendieux. En effet, il faut choisir la version SL Platine du Rogue 2018 pour avoir droit au ProPilot. Or, cette version exige plus de 37 000 $ ce qui est loin d’être donné, surtout dans ce segment.

Ajoutons à cela que le Rogue d’entrée de gamme propose déjà un équipement de sécurité complet qui comprend le freinage automatique en ville, la surveillance des angles morts et la surveillance de la circulation transversale arrière.

Le ProPilot est un investissement considérable, mais cela n’enlève rien à son efficacité.

Focus sur la consommation d’essence : Nissan Rogue 2018

Sur papier, le Nissan Rogue 2018 est l’un des véhicules utilitaires sport compacts les plus économiques en carburant avec une consommation moyenne de 9,2 litres aux 100 kilomètres en ville et 7,0 litres aux 100 kilomètres sur l’autoroute en version traction. Avec le rouage intégral, on parle de 9,7 litres aux 100 kilomètres en ville et 7,4 litres aux 100 kilomètres sur l’autoroute.

Nissan Rogue 2018

Toujours sur papier, seuls les Honda CR-V, GMC Terrain et Chevrolet Equinox font mieux. Nous avons présentement un essai du CR-V à long terme et nous serons donc en mesure de valider sous peu, mais après un mois au volant du Nissan Rogue 2018 nous pouvons confirmer que ce que nous voyons sur papier n’est pas très loin de la réalité.

Une consommation d’essence réaliste pour le Nissan Rogue 2018

Après un mois au volant du Nissan Rogue 2018, nous avons terminé avec une consommation moyenne de 8,9 litres aux 100 kilomètres. Le parcours quotidien était semblable à ce que la majorité des consommateurs auront à parcourir tous les jours : un peu d’autoroute et un peu de ville avec beaucoup de trafic.

Pour un VUS tout équipé à traction intégrale, c’est assez étonnant comme résultat. Le Rogue est particulièrement efficace sur l’autoroute où sa consommation moyenne passe sous la barre des 8,0 litres aux 100 kilomètres quand nous roulons à une moyenne de 110 km/h. En ville, le Rogue n’est pas le plus sensible des VUS au comportement du conducteur ce qui veut dire qu’on n’a pas besoin de trop adapter notre conduite pour atteindre les chiffres annoncés par Nissan en matière d’économie d’essence.

Cet essai long terme a donc confirmé ce que nous savions déjà à propos du Nissan Rogue 2018. Il est sans contredit l’un des VUS compacts les plus économiques en carburant.

Pour un utilisateur qui parcours 20 000 kilomètres par année, le coût annuel d’essence du Rogue se chiffre à 2 225 $ ((20 000/100 x 8,9) x 1,25 $) avec les données de consommation obtenues lors de notre essai et un prix moyen de 1,25 $ le litre d’essence.

Vivre avec le Nissan Rogue 2018 et sa technologie ProPilot

Pendant un mois nous avons eu l’occasion de conduire un Nissan Rogue 2018 SL Platine avec technologie ProPilot. L’objectif était de mettre à l’essai dans des situations de conduite quotidien le nouveau dispositif d’assistance à la conduite de Nissan, et du même coup le comparer au technologies Honda Sensing, Toyota Safety Sense, Mazda i-Activesense et le Eyesight de Subaru.

Nissan Rogue 2018

Nous avons également voulu évaluer l’efficacité du moteur quatre cylindres de 2,5 litres du Rogue. Les données techniques au niveau de la consommation d’essence de ce moteur sont très intéressantes sur papier (9,7 l/100 km en ville, 7,4 l/100 km sur l’autoroute avec la traction intégrale), mais c’est souvent une autre réalité une fois sur la route.

Finalement, la compétition est féroce dans le créneau où évolue le Nissan Rogue 2018. Une panoplie de modèles s’y retrouvent dont plusieurs ont été redessinés cette année ou le seront sous peu. On pense ici au Honda CR-V, Toyota RAV4, Volkswagen Tiguan et Subaru Forester. Bref, un constructeur n’a pas droit à l’erreur avec son VUS compact.

Voici donc ce qu’il faut savoir à propos de la vie au quotidien avec le Nissan Rogue.

Les points forts

S’il y a un endroit ou le Nissan Rogue 2018 se démarque, c’est au niveau de la sécurité. On ne parle pas ici de la technologie ProPilot, mais plutôt de l’équipement de base du Rogue qui comprend le freinage automatique d’urgence, la surveillance des angles morts et la surveillance de la circulation transversale arrière. Tout cela est généralement en option dans ce segment. Mieux encore, le Rogue de base est l’un des modèles les plus abordables de sa catégorie. Bref, chapeau à ce niveau.

Concernant le ProPilot, ce qu’il faut savoir en premier lieu est qu’il s’agit réellement d’un assistant à la conduite. Tous les autres systèmes avec lesquels il entre en compétition sont là pour prévenir les accidents quand un danger se présente. Dans le cas du ProPilot, il peut freiner pour vous en cas de besoin lorsque le régulateur de vitesse est activé, mais là où il se démarque est qu’il peut aussi suivre les voies sur l’autoroute.

En d’autres mots, vous activez le système, et vous ressentirez le volant tourner sous vos mains et votre Rogue suivra ultimement la route qui se trouve devant lui. On parle donc d’un système plus évolué qui ressemble à ce que Mercedes-Benz, BMW et Audi offrent à leurs clients.

Le Nissan Rogue 2018 est également un exemple de confort sur la route. Son habitacle est silencieux et on se sent en quelque sorte isolé du monde extérieur. Ajoutez à cela un habitacle très spacieux et un coffre qui s’avère être l’un des plus vastes du segment (1 112 litres d’espace avec tous les sièges en place) et vous avez un véhicule parfaitement adapté à la vie familiale.

Finalement, la consommation d’essence du Nissan Rogue 2018 surprend. Après un mois, nous avons terminé avec une consommation moyenne de 8,9 litres aux 100 kilomètres ce qui est franchement étonnant pour un VUS si spacieux.

Les points faibles

Le Nissan Rogue 2018 est peut-être économique en carburant et confortable, mais sa conduite est loin d’être engageante. La boîte automatique à variation continue (CVT) a comme objectif principal de réduire la consommation d’essence, pas de rendre la conduite plus sportive. En d’autres mots, le Rogue est plutôt lent et n’aime pas vraiment exploiter les performances de son moteur. Sa tenue de route est également assez fade et on n’a aucun plaisir à le conduire sur une route sinueuse.

La technologie ProPilot est certainement plus évoluée que sa compétition, mais elle n’est disponible que dans la version haut de gamme de la famille Rogue. Cette dernière est disponible à partir de 37 000 $ ce qui n’est pas donné pour un VUS compact.

Il faut aussi mentionner le design de l’habitacle du Rogue. Étant donné que le modèle date de 2014, on se trouve avec un design un peu vieillot et sans éclat comparativement aux modèles de même catégorie redessinés récemment. Le Rogue a été retouché l’an dernier, mais il n’est pas le plus moderne de sa catégorie malgré tout.

Le Nissan Rogue 2018 montre quelque peu son âge, mais il demeure un excellent choix en raison de sa polyvalence, de son efficacité, son rapport qualité/prix et sa sécurité autant de série qu’en option. Là où il a plus de difficulté, c’est au niveau du comportement routier qui est 100 % confort et aucunement sportif.