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PREMIER ESSAI: Volkswagen Atlas 2018

Volkswagen s’est joint relativement tard à la partie impliquant les véhicules utilitaires modernes. Certes, ils offraient le Type 181, aussi connus sous le nom de « Thing » de 1968 à 1983, mais bon, on ne parle peut-être pas exactement du même type de véhicule…

2018 Volkswagen Atlas

Le Tiguan fit son apparition pour le millésime 2009, précéder par le Touareg en 2004, mais un utilitaire proposant trois rangées manquait à l’appel. Vous êtes surement au courant que les véhicules utilitaires sont très tendance en ce moment, mais saviez-vous qu’au Canada, plus de deux sur trois nouvelles voitures vendues au Canada sont désignées utilitaires? Les opportunités de croissances pour un constructeur automobile sont donc dans ces catégories.

Volkswagen subis encore les séquelles de l’incident concernant leurs moteurs diésels et ce n’est pas un secret, leurs ventes annuelles en souffrent. Non seulement est-ce que le TDI représentait 20% des livraisons annuelles, mais tous ceux qui attendent le règlement des poursuites auront de belles sommes à dépenser bientôt. C’est en grande partie l’espoir de VW Canada que ces consommateurs demeureront au sein de la famille Volks et se tourneront vers un de leurs utilitaires, en passant par la Golf Alltrack, le prochain Tiguan (aout), le Touareg ou le nouvel Atlas (dès juin).

En tant que VUS familial, l’Atlas a pas mal tout pour plaire en commençant par son look. Certains utilitaires tentent de camoufler leurs dimensions à l’aide d’accents visuels ou de courbes exagérées. Chez l’Atlas, c’est tout le contraire. Il est carré, dessiné avec des angles droits et le pli singulier qui traverse le camion d’un bout à l’autre met l’emphase sur son gabarit, la hauteur et importance de la ceinture de caisse.

Quand on parle de VUS, on recherche généralement de la puissance. C’est ici un l’Atlas manque quelque peu à l’appel. Le V6 « VR6 » de 3,6 litres décuple 276 chevaux et 266 lb-pi de couple. Le « torque » en bon français ne se fait sentir que près de 3,000 tr/min ce qui pourrait s’avérer un obstacle si jamais vous décidez de faire usage de la capacité de remorquage de 5 000lb (2 268 kg).

Un 4-cylindre de 2,0 litres turbocompressé (emprunté à la GTI) sera disponible au mois d’aout, mais un petit sprint de 0-100 km/h d’un Atlas V6 à traction intégrale avec deux adultes à bord a nécessité près de 9,5 secondes. Le 2,0 litres, offert uniquement avec la traction avant, risque d’être vraiment juste. À savoir, le V6 est doté de série avec le système de traction intégrale 4MOTION réactif, similaire à celui de la Golf R. En utilisation normale, il ne transfère de la puissance qu’aux roues avant, mais lorsque les conditions deviennent plus difficiles, jusqu’à 50% du couple disponible peut se rendre aux roues arrière.

L’Atlas 2018 de Volkswagen se comporte comme un gros utilitaire. Les suspensions sont souples, permettant des angles de roulis assez importants. En revanche, le roulement est sain et confortable. Les transferts de masses en accélérations ou freinage sont tous aussi évidents, mais pas déplaisants.

La direction électrique est précise, mais ne transmet rien au conducteur en ce qui a trait à la route. Les freins ont beaucoup de mordant et sont puissants. Question mécanique, c’est la transmission automatique à 8 rapports qui mérite le plus d’accolades. Elle est rapide, efficace et idéalement programmée.

Si on se procure un si gros véhicule, c’est aussi pour son habitacle également corpulent. L’Atlas ne déçoit pas allouant de la polyvalence tout en étant axé sur le confort des sept occupants qui peuvent y prendre place.

La banquette de 3e rangée est typiquement réservée aux enfants, ados ou adultes de petite taille, mais je dois avouer qu’un homme moyen, soit moi, peut y trouver un certain agrément si ce n’est que pour une courte période de temps. La 2e rangée est énorme et peu accueillir trois sièges de bébé cote à cote. Qui plus est, elle est coulissante et se rabat facilement, permettant de se rendre à la 3e banquette sans se casser le cou ou le dos.

Le coffre, quant à lui, est gigantesque sinon caverneux. Derrière la 3e rangée, un ou même deux sacs de golf ou un sac d’équipement de hockey moyen peuvent faire. Rabattre la dernière banquette permet amplement d’espace pour les avoirs de cinq joueurs, incluant un gardien ou un quatuor de golfeurs et encore plus.

L’Atlas de Volkswagen se mesure à des grands et gros, et c’est le cas de le dire, joueurs dans la catégorie des VUS intermédiaires à trois rangées. Suite à mon essai, je suis convaincu qu’il est en mesure de tenir tête aux Honda Pilot, Toyota Highlander, Ford Explorer et Hyundai Santa Fe XL sans trop se forcer. Le débat serait encore moins important si l’option d’un moteur TDI nous était possible, mais bon, laissons le passé là ou il appartient.

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