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Le VUS inspiré par la Mustang sera axé sur la performance

 

Nouveaux véhicules Ford à venir

Depuis plusieurs mois, le constructeur Ford fait parler de lui à cause de son virage vers un alignement composé majoritairement de véhicules utilitaires. À travers ce changement de philosophie, l’électrification fait aussi partie des plans à court et moyen terme.

On a d’ailleurs pu le constater au récent Salon de Détroit avec le dévoilement du Ford Explorer Hybride. Toutefois, une autre offensive fait couler beaucoup d’encre depuis un an environ, soit celle du multisegment entièrement électrique inspiré par la Ford Mustang.

Les détails demeurent flous en moment d’écrire ces lignes, mais une phrase prononcée par Bill Ford lui-même a retenu l’attention au cours des derniers jours. Le principal intéressé a déclaré à l’occasion du Crain’s Detroit Business que l’utilitaire électrique serait axé sur la performance. En fait, M. Ford a même repris une citation célèbre de Henry Ford II en affirmant que le véhicule allait se déplacer comme l’enfer ou , si vous préférez l’expression anglophone : « is going to go like hell ».

Cette affirmation utilisée à l’époque où Ford luttait pour détrôner Ferrari en course d’endurance est maintenant appliquée pour décrire le premier véritable utilitaire électrique de performance de l’ovale bleue. Il est clair que Ford a l’intention d’imiter Tesla avec ce premier utilitaire propulsé par l’électricité.

« Lorsque nous avons commencé à parler d’électrification, nous pensions qu’il fallait faire un compromis : c’était soit vert, ennuyeux et peu amusant, soit très excitant, mais avec un prix à payer : celui de la consommation d’essence […] L’électrification est arrivée à un point où on peut faire les deux », a ajouté Ford durant cet entretien avec la presse, comme le rapporte Automotive News.

Pour le moment, on sait que le VUS électrique aura une autonomie de plus de 300 milles (ou 482 km) et que l’assemblage sera assuré par l’usine mexicaine, contrairement aux premiers rapports qui indiquaient que le VUS serait assemblé à l’usine de Flat Rock, au Michigan.

Voici l’Audi SQ5 TDI et ses 516 lb-pi de couple

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Même si ce VUS ne traversera probablement jamais l’océan pour venir brûler du diésel en terre nord-américaine, il en vaut tout de même la peine d’en parler. Ce nouveau SQ5 TDI est alimenté par une controversée motorisation diésel, mais celle-ci fait également appel à une composante électrique pour produire sa puissance. Il s’agit d’un système hybride léger de 48 volts qui élimine pratiquement le « lag » du turbocompresseur à basse révolution, lorsque les gaz d’échappement sont insuffisants pour bâtir une pression adéquate.

Autrement, le SQ5 TDI est animé principalement par une motorisation V6 3,0 litres turbodiesel qui parvient à développer 347 chevaux et (tenez-vous bien) 516 lb-pi de couple. Cette motorisation propulse d’autres véhicules de la gamme Audi, mais le constructeur assure que la version qui se trouve sous le capot du SQ5 TDI a été perfectionnée pour offrir des performances optimales dans ce VUS sportif SQ5 TDI.

La boite de vitesse élue pour gérer la puissance est une transmission automatique à huit rapports qui est couplée au rouage intégral Quattro. Le système peut acheminer 85% de la puissance aux roues arrière selon les besoins.

Finalement, ce nouveau SQ5 TDI est muni d’une suspension spécialement conçue qui réduit sa garde au sol de 1,5 pouce par rapport à l’Audi Q5.

Le Hyundai Tucson N Line sera dévoilé à Genève

 

Hyundai Tucson N Line
Hyundai Tucson N Line | Photo: Hyundai

Hyundai lèvera le voile sur le Hyundai Tucson N Line ainsi qu’une version avec groupe motopropulseur hybride léger à Genève.

À quelques semaines du prochain Salon de l’auto de Genève, Hyundai donne un avant-gout du nouveau Tucson N Line qui y sera dévoilé en mars prochain. Le N Line ajoute look sportif sans pour autant ajouter de puissance au moteur actuel.

La N Line fait partie du portefeuille de produits « N » de Hyundai, qui comprend la gamme croissante de véhicules « N » ultime de la marque, telle que les Veloster N, i30 N et i30 Fastback N.

Bien que le manufacturier coréen soit peu bavard et ne donne que très peu de détails sur ce modèle, nous pouvons voir sur les images divulguées un look un peu plus sportif.

On y retrouve entre autres un parechoc avant plus agressif, un levier de vitesse gainé de cuir perforé et surpiqué en rouge ainsi que des bancs sport à l’avant. Autant sur le panneau extérieur avant que sur le levier de vitesse nous identifions le sigle N Line et l’effigie N.

Hyundai mentionne de plus l’arrivée d’un Tucson avec groupe motopropulseur hybride léger de 48 volts. Cependant, en l’absence de spécifications supplémentaires, nous devrons être patients afin de découvrir quel moteur en bénéficiera.

Hyundai Tucson N Line | Photo: Hyundai

GMC révise l’Acadia pour 2020

 

2020 GMC Acadia Denali
2020 GMC Acadia Denali | Photo: GMC

Dévoilé au Salon de Détroit de 2016 (en tant que modèle 2017), le GMC Acadia a été le premier du quatuor (si on compte le nouveau Cadillac XT6) à refaire surface, ce qui explique pourquoi le représentant de GMC est également le premier VUS intermédiaire GM à recevoir une refonte de mi-parcours.

Et il ne s’agit pas uniquement pas de quelques changements au niveau du design, le GMC Sierra 2020 qui voit son bouclier adopter une grille de calandre qui n’est pas sans rappeler la camionnette Sierra. Les blocs optiques sont eux aussi redessinés en faveur d’un look plus « camionnesque ». Le coup de balai s’applique aussi à la portion arrière qui a droit à un pare-chocs de nouvelle facture, ainsi qu’à un nouvel arrangement au niveau des feux de position. Règle générale, le GMC Acadia demeure toutefois fidèle à l’utilitaire présenté en 2016.

Notons toutefois l’ajout d’une livrée AT4, l’écusson « hors route » qui prend de plus en plus de place au sein de la gamme du constructeur, GMC qui a appliqué ce niveau de finition à sa camionnette Sierra ainsi qu’à l’édition HD du même camion plus tôt cette année.

Ce modèle sera livré d’office avec le V6 de 3,6-litres de 310 chevaux et 271 lb-pi de couple, ce dernier faisant équipe avec le rouage à double embrayage du constructeur qui permet notamment de rouler en mode deux roues motrices à l’occasion pour sauver du carburant. En plus, le GMC Acadia AT4  sera habillé d’une robe typiquement AT4, ainsi que de pneumatiques plus agressives, celles-ci enveloppant des jantes exclusives de 17 pouces.

Mais l’effet nouveauté ne s’arrête pas là, puisque GMC a décidé d’ajouter un nouveau moteur à l’équation, le 4-cylindres atmosphérique de 2,5-litres et le V6 de 3,6-litres qui sont joints par un 4-cylindres turbo de 2,0-litres de cylindrée, ce moulin développant une puissance intermédiaire de 230 chevaux et un couple de 258 lb-pi de couple. Le 2,0-litres fait également équipe avec une boîte automatique à neuf rapports.

À l’intérieur, l’habitacle est fidèle au modèle sortant, mais un nouvel écran tactile amélioré de huit pouces de largeur fait désormais partie de l’équipement disponible, tandis qu’un pavé de recharge pour les appareils intelligents, un afficheur tête haute (disponible plus tard), ainsi qu’une caméra de recul de meilleure résolution font notamment partie des nouveautés pour le GMC Acadia 2020 dont l’arrivée est prévue pour l’automne prochain.

2020 GMC Acadia Denali | Photo: GMC
2020 GMC Acadia AT4 | Photo: GMC
2020 GMC Acadia AT4 | Photo: GMC
2020 GMC Acadia AT4 | Photo: GMC

Mitsubishi va dévoiler le nouveau RVR 2020 à Genève

 

Au Salon de Genève au début du mois de mars, Mitsubishi va montrer son nouveau RVR 2020, également connu sous l’appellation ASX ou même Outlander Sport aux États-Unis. Lancé pour l’année-modèle 2011 chez nous, le représentant de la marque dans le créneau des petits utilitaires montrait déjà des signes de vieillesse, ce qui explique cette autre refonte de parcours.

D’emblée, le modèle redessiné pour 2020 reçoit un nouveau bouclier avant afin de mieux s’intégrer au reste de la gamme. On retrouve donc ces deux bandes chromées qui traversent la partie avant entre les blocs optiques et les antibrouillards. De profil, les habitués du modèle auront déjà reconnu la fenestration du modèle commercialisé depuis près d’une décennie, ce qui confirme du même coup que ce nouveau RVR repose sur la même plateforme. Heureusement, le département de design a retouché la portion arrière avec un pare-chocs et des feux de position révisés.

Sous le capot, le Mitsubishi RVR 2020 conserve les deux mécaniques 4-cylindres atmosphériques et même si Mitsubishi ne confirme pas encore les chiffres de puissance des deux engins, il est fort probable que ceux-ci conserveront les mêmes spécifications pour l’année qui vient. C’est donc de dire que le 2,0-litres de base devait afficher une puissance de 148 chevaux et un couple optimal de 145 lb-pi, tandis que le 2,4-litres devrait livrer une puissance de 168 chevaux et un couple de 167 lb-pi. Le nouveau modèle sera également disponible avec ou sans le rouage intégral de la marque. Quant à la boîte de vitesses, seule une unité CVT sera offerte.

Au-delà du remodelage, Mitsubishi a aussi annoncé l’arrivée d’un écran tactile repensé au centre de la planche de bord, avec la taille de ce dernier qui passe de sept à huit pouces.

Les premiers exemplaires 2020 du Mitsubishi RVR sont attendus à l’automne prochain.

Premier essai Mazda CX-5 Signature : place à la turbocompression

 

Mazda s’est toujours distingué de certains de ses rivaux grâce à sa volonté de construire des véhicules centrés sur le conducteur et agréables à conduire. De plus, assister à une présentation média chez Mazda, c’est enrichissant pour les aimants de technologie mécanique. Parce que les ingénieurs sont fortement encouragés à partager des détails extrêmement précis sur la conception des composantes du groupe motopropulseur – ce qui n’est pas le cas chez la majorité des constructeurs.

Le Mazda CX-5 a toujours été vendu comme étant un VUS « Sport » par Mazda. Même s’il a été conçu sur un châssis bien calibré, les modèles à traction et les motorisations peu performantes contredisaient l’affirmation. Donc, le CX-5 avait besoin de quelques éléments supplémentaires afin de pouvoir porter l’étiquette en bonne et due forme. Jusqu’à aujourd’hui.

Quelques changements ont été apportés au CX-5 2019. L’ajout du moteur 2,5 litres turbocompressé SKYACTIV-G du CX-9 est l’un des plus importants. Celui-ci délivre 310 lb-pi de couple et est offert sur les variantes GT et Signature.

Les ingénieurs ont également apporté des bonifications au châssis et à la dynamique de conduite. Ces changements incluent une suspension revue, un recalibrage du système de traction intégrale i-ACTIV et l’ajout du G-Vectoring Control Plus, qui améliorer les performances en sortie de virage.

La nouvelle variante Signature a également été ajoutée à la lignée CX-5 2019. Cette nouvelle déclinaison supérieure vient avec un habitacle amélioré, des rétroviseurs latéraux à commande électrique, des jantes au design renouvelé et d’autres gadgets.

Finalement, Mazda a finalement équipé son CX-5 des suites Apple CarPlay et Android Auto.

Sur la route

Dans le but de mettre à l’épreuve cette mouture 2019 du deuxième véhicule Mazda le plus vendu au Canada, je me suis dirigé vers la ville montagneuse de Whistler en Colombie-Britannique, où les Rocheuses m’ont servi un cocktail complexe de neige et de pluie sur des routes périlleuses. C’est sans l’ombre d’un doute, le CX-5 était dans son élément.

Au premier coup d’œil, le design des nouvelles jantes est beaucoup plus éloquent que les autres jantes offertes dans le catalogue. Elles constituent une belle amélioration esthétique.

Une fois dans l’habitacle, les tons apaisants, mêlés à des textures de bois véritable et des surpiqures sur le volant gainé de cuir amènent un look haut de gamme. Mais un peu de style est essentiel ici, considérant que le prix de départ de la variante Signature se situe à 40 959$.

Sur le plan du confort, les CX-5 n’a pas beaucoup changé et tout est demeuré à sa place. La position de conduite est bonne, mais les places à l’arrière peuvent sembler quelque peu exiguës. La visibilité à l’arrière peut également être discutable pour le conducteur, qui devrait se rabattre sur la caméra de recul, après tout.

En m’attaquant aux conditions difficiles des routes de la région de Whistler par un matin de décembre plutôt achalandé, j’ai rapidement remarqué que les systèmes de contrôle dynamique de la stabilité et de contrôle de la traction/antipatinage me laissaient glisser à souhait. Pour certains conducteurs, ceci pourrait leur donner du fil à retordre et les amener à freiner prématurément dans certaines situations épineuses. Pour ma part, ces paramètres permissifs m’ont permis de manœuvrer le CX-5 de manière plus habile avec plus de jeu pour me mettre sur le droit chemin. Rassurez-vous, le CX-5 intervenait si mes manœuvres étaient en vain.

Le Contrôle de vecteur de la force G sur le CX-5 contribue au dynamisme à l’entrée d’un virage. Il applique le frein moteur très légèrement afin de transférer le poids vers l’avant du VUS pour bonifier l’adhérence. Mais le cru 2019 du CX-5 reçoit le Contrôle de vecteur de la force G Plus, qui entraine le frein avant opposé au virage afin d’améliorer la réponse en sortie du même virage.

La suspension a reçu une modification à sa géométrie à l’avant ainsi que des amortisseurs qui visent à minimiser le roulis et le sous-virage – une amélioration qui a été difficile à tester sur 8 pouces de neige fraîche. Cependant, le confort de roulement n’a pas été compromis par ces changements.

Lorsque la pédale des gaz est enfoncée, les 310 livres-pied de couple sont délivrés hâtivement et m’ont permis de me sortir des enlisements temporaires avec brio, mais ce couple a également fortement contribué aux dépassements aisés sur l’autoroute. Le CX-5 2019 a une puissance de 227 chevaux lorsqu’il carbure à l’essence ayant un indice d’octane de 87, et 250 chevaux lorsque l’indice d’octane 93 est utilisé – des indications spécifiques et claires bien expliquées par Mazda.

Il faut noter par contre qu’il vous en coûtera un minimum de 39 450$ pour obtenir un CX-5 turbocompressé affichant ces spécifications, cette nouvelle motorisation est offerte exclusivement sur les modèles GT et Signature.

La livraison de puissance s’effectue de manière souple et directe, grâce entre autres au mariage sensé de la motorisation avec une boite automatique à 6 rapports, un choix plus « sportif » comparativement aux transmissions à variation continue que l’on retrouve dans certains rivaux comme le Nissan Rogue et le Toyota Rav4. Hélas, la boite de vitesses manuelle à 6 rapports du GX a été écartée cette année, ce qui est un peu contradictoire à la ligne de pensée sportive et axée sur le conducteur.

Le mot de la fin

Le Mazda CX-5 se voit finalement attribuer les caractéristiques sportives qu’il méritait ; un moteur plus puissant dans ses variantes GT et Signature avec un système de traction intégrale amélioré, et des systèmes de contrôle dynamique de la stabilité et de contrôle de la traction/antipatinage plus permissifs qui mettent l’accent sur l’agrément de conduite.

Comprendre ce que les pilotes dans l’âme apprécient dans la conduite automobile et l’intégrer dans un VUS compact n’est peut-être pas le seul facteur de succès dans la course de ce segment, mais Mazda et le CX-5 2019 se démarquent définitivement du lot grâce à ceci.