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PREMIER ESSAI: Chevrolet Traverse 2018

Si 2016 fut l’année de la voiture chez Chevrolet avec l’arrivée des nouvelles Volt, Malibu et Camaro, pour ne nommer que celles-ci, 2017 appartient aux utilitaires. Depuis le début de l’année, les nouveaux Equinox, Trax et Bolt (oui, selon GM, c’est un utilitaire…) ont vu le jour. Maintenant, c’est au tour du Traverse.

Parmi tous les VUS de Chevrolet, le Traverse se veut le pont entre les multisegments et les vrais VUS pleine grandeur que sont les Tahoe et Suburban. Déjà populaire auprès des familles actives nécessitant beaucoup d’espace, le Traverse 2018 s’assure de toujours répondre à ces besoins, mais cette fois-ci, avec plus de technologie et de raffinement que jamais.

Assemblé sur une nouvelle plateforme plus légère et robuste, le Traverse gagne en non seulement en capacités, mais en agrément de conduite et en personnalité. En fait, d’un seul bon, il s’est hissé parmi les meneurs de la catégorie des grands VUMs à trois rangés, soit côte à côte avec les Mazda CX-9, Dodge Durango et Volkswagen Atlas.

Les choses sérieuses

Il est possible d’opter pour la traction avant chez le Traverse, mais entre vous et moi, c’est tout comme commander un Blizzard à la vanille chez Dairy Queen. Avec la traction intégrale, seul le V6 de 3,6 litres est offert. Disposant maintenant de 310 chevaux et 266 lb-pi de couple, ce dernier répond à toutes attentes et est secondé brillamment par une nouvelle transmission Hydra-Matic 9T65 automatique à 9 rapports.

Cette boite fait toute une différence lorsqu’on discute de l’agrément de conduite du nouveau Traverse 2018. L’étalonnement des rapports assure l’utilisation maximale du couple en tout temps donc elle procure de bonnes reprises. Les passages entre les rapports sont d’une douceur appréciable et peu importe les manigances du conducteur sur l’accélérateur, elle ne manque jamais son coup.

Ensuite vient le roulement du gros véhicule et encore une fois, je fus agréablement surpris. De toutes évidences, le Traverse n’est pas conçu pour une conduite sportive, mais il s’est fort bien débrouillé lors de notre premier essai alors que je négociais des routes serrées et sinueuses. Ici, j’ai découvert une direction agréable et bien dosée ainsi qu’un système de freinage bien à la hauteur des attentes d’une utilisation quotidienne. J’ai aussi vécu une petite frustration.

À la sortie des courbes, les roues avant patinaient et pourtant, je roulais en Premier doté de la traction intégrale. GM explique que le fait que le système de traction intégrale de certains de leurs véhicules doit être activé manuellement existe pour améliorer la consommation d’essence. Autrement dit, si jamais vous vous retrouvez avec un manque d’adhérence, la responsabilité vous revient de placer la molette de sélection en mode 4WD (vous pouvez le faire en tout temps aussi). Voilà ce qui m’apparaît absurde puisque la grande majorité des VUMs et VUS propose tous des systèmes automatiques qui n’accouple que les roues arrière (ou avant) lorsque les conditions routières se corsent. Mais ceci résume plus ou moins les aspects négatifs du véhicule.

Deux versions du système de traction intégrale sont au menu. Le High Country haut de gamme propose celui à double embrayage pour une répartition de couple gauche/droite à l’arrière tandis que les autres n’ont droit qu’à un simple embrayage.

Inspiré par les gros

L’impact visuel du nouveau Chevrolet Traverse 2018 fait beaucoup plus « truck » et c’est tout à fait normal, car son remaniement esthétique fut en bonne partie inspiré par les Tahoe et Suburban. En plus de paraître plus costaud, Chevrolet a introduit quelques nouvelles versions plus huppées ou sportives, selon les gouts.

Une variante RS arrivera plus tard, esthétiquement plus sportive, mais offerte qu’avec la traction avant et un moteur 4-cylindre turbocompressé. Ce sont les High Country, le plus luxueux et l’option Redline (oui, comme feu Saturn) qui retiennent l’attention. Ce dernier groupe comprend des roues et des accents extérieurs noirs, des feux arrière foncés et des emblèmes Traverse noirs avec pourtours rouges. Le résultat est même très bien.

L’habitacle, tout aussi réussi, rassemble une belle finition, beaucoup d’accessoires technologiques et de l’espace. Que d’espace! Selon la déclinaison sélectionnée, le Traverse offre 7 ou 8 places assises ou même la 3e banquette est potable pour un adulte moyen sur une bonne distance. Le coffre dispose de 651 litres de volume derrière cette banquette, mais qui augmente considérablement une fois escamotée. Si jamais vous manquez d’espace dans le Traverse, je vous assure que ce n’est pas le Chevy qui est en défaut.

Le grand confort

Peu importe la place assise, les occupants seront à leurs aises. Ils seront aussi distraits par la panoplie d’éléments de communication et d’infodivertissement mis à leur disposition.

De série, toutes les versions du Traverse 2018 sont dotées de l’excellent système multimédia et de connectivité Chevrolet MyLink. Peu importe la dimension de l’écran tactile (7 ou 8 pouces), le grand affichage clair rend la lecture des menus plutôt simple. On y retrouve Apple CarPlay, Android Auto, et l’importante connexion 4G LTE avec point d’accès WIFI pour sept appareils.

Et si la sécurité d’ensemble d’un véhicule se retrouve au sommet de votre liste de critères d’achat, sachez que Chevrolet a pensé à vous. Il est équipé d’une série d’alerte et d’aides à la prévention de collision, de systèmes de détection et de radar pour protéger ceux à bord, tout comme les piétons et autres voitures.

Déjà en concessions, la gamme de prix du Chevrolet Traverse varie entre $34,895 à $58,495. La version LT à traction intégrale comblera un grand nombre de consommateurs et leurs familles et à $42,195, s’avère abordable.

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