Conduire une Jeep est une expérience. Non, plutôt un style de vie devrait-on dire. C’est exactement que ce que les dirigeants de Jeep ont voulu faire vivre à quelques journalistes plus tôt cette semaine, alors qu’ils leur ont fourni l’occasion d’expérimenter les Jeep dans toutes les versions possibles… et même à l’ancienne.
Réunis dans la région d’Ottawa, un groupe de journalistes a d’abord franchi les limites de la zone urbaines au volant des représentants de tous les modèles de la gamme. Dans notre cas, c’est le Cherokee, le plus vendu de toute la gamme au payas, qui nous a servi de transport jusqu’au site de l’aventure.
Mieux encore, nous avons opté pour la version Overland, la plus luxueuse d’entre toutes et nouvellement arrivée dans le catalogue Jeep. Au menu, une finition plus raffinée, un ensemble d’accessoires plus abondant, mais une conduite agréable.
Aux termes d’une randonnée de près de 100 kilomètres au cours de laquelle le Jeep Cherokee a prouvé son confort (et l’utilité de son système de son pour abriter les vocalises de mon collègue qui tentait de suivre les paroles des chansons), petite réunion au sommet dans la région de Calabogie avec les membres du club Eastern Ontario Traiblazer 4×4 club, un groupe de passionnés dont 42 des 43 membres possèdent des Jeep.
Avec eux, il était temps de se lancer à l’assaut des sentiers. Oubliez le Cherokee (même s’il en avait les capacités), place plutôt au Rubicon dont les capacités n’ont pas vraiment été mises à rude épreuve. En fait, à l’exception d’un très escarpé bloc de rochers, le Rubicon a franchi les zones hors route sans même faire ressentir le moindre effort, guidé par Paul Duchesne et son groupe. Même le plus discret Renegade, lui aussi qualifié de Trail rated, a franchi les obstacles sans coup férir.
Enfin, direction piste où le Jeep Grand Cherokee SRT s’est prêté au jeu. Quelques tours ont suffi pour faire la preuve de toute la puissance des 475 chevaux, et de la direction pour le moins surprenante.
« Jeep, ce n’est pas une simple marque de voiture, c’est un mode de vie. Les gens qui ont possèdent ont choisi de pousser leur véhicule à la limite, et nous voulions prouver que les Jeep ont tout ce qu’il faut pour répondre aux demandes », explique Daniel Labre, porte-parole de Jeep au Québec.
Le succès de Jeep, qui célèbre cette année son 75e anniversaire en lançant des versions identifiées de toute leur gamme, ne se dément pas. Au Canada, les ventes représentent 25% de celles de FCA. Aux États-Unis, 30%.
Un brin d’histoire
Quelque 75 années d’histoire ne se résument pas en quelques lignes, et nous vous invitons à consulter l’histoire complète de la gamme ici. Mais le journaliste que je suis a eu l’occasion de revivre sa part d’histoire en prenant le volant d’un Jeep Willys 1944.
Oubliez les accessoires ou le confort, ces véhicules étaient conçus pour l’efficacité et pour l’armée. Il m’a bien fallu quelques contorsions pour me glisser derrière le volant (la chose est haute et le siège totalement fixe), et ma taille de jeune homme depuis longtemps oubliée n’a pas facilité la conduite, mais l’expérience est unique.
Le moteur, un 4 cylindres de 60 chevaux, permet de déplacer avec une certaine vivacité le tout petit et léger véhicule. Il faut cependant réfléchir sérieusement avant d’aborder une courbe, dans ce Jeep dont la hauteur n’est pas proportionnelle à la largeur.
Le freinage est aussi une aventure qu’il faut prévoir à l’avance, mais la sensation de conduite une pièce historique fait oublier le moindre désagrément.
Du plus ancien au plus moderne, les véhicules Jeep ont une chose en commun : leur sens de l’extrême. Leur 75 années d’existence sont la preuve qu’ils peuvent encore traverser les obstacles.



























