Home Blog Page 57

New York 2017: une Toyota Sienna 2018 révisée

On ne peut vraiment référer à la Sienne 2018 comme étant neuve par contre les changements sont tout de même plus considérables que l’on pense.

2018 Toyota Sienna

De l’extérieur, on remarque une calandre avant retouchée comportant une grille dessinée à l’image de celles qu’on retrouve sur l’ensemble des produits de la marque. La grille est justement plus large et plus basse et se retrouve encadrée par de nouveaux boitiers de phares antibrouillards. Les bas de caisse qui se retrouvaient uniquement sur la SE sont maintenant de série sur toutes les Sienna – une belle touche sportive.

L’habitacle reçoit un bon nombre d’accessoires de technologie indispensable de nos jours. On retrouve dorénavant cinq ports USB sur les trois rangées, un système de divertissement avec capacité de diffusion à l’aide de dispositif Android et un écran de 4,2 pouces TFT à affichage multifonction.

Pour ceux qui recherchent un peu plus d’agrément au volant, le V6 de 3,5 litres a vu sa puissance grimpée à 296 chevaux pour le millésime 2017 et il est maintenant jumelé à une boite automatique à 8 rapports, contrairement à 6. Cette combinaison améliore légèrement les cotes de consommation ainsi que les temps d’accélération.

La sécurité d’ensemble est toujours un aspect très haut sur la liste de priorités des parents. Toyota n’est pas ignorante de ce fait et offre donc de série leur suite de sécurité TSS-P de série sur la nouvelle Sienna. On y retrouve le système précollision avec fonction de détection des piétons (PCS avec PD), le régulateur de vitesse dynamique à radar avec plage complète de vitesses (DRCC), le système d’alerte de sortie de voie avec assistance à la direction (LDA avec SA) et les phares de route automatiques (AHB).

La Toyota Sienna 2018 est prévue en concessions dès cet automne.

New York 2017: le concept Infiniti QX80 Monograph

Le concept QX80 Monograph démontre le design potentiel du futur VUS de luxe extra large de la marque Infiniti. À bien examiner les images, et en l’étudiant en personne, on pourrait assez facilement faire le décompte des éléments qui ne se retrouveront pas sur la version de production. Autrement dit, il nous semble presque prêt pour la chaine d’assemblage.

Infiniti QX80 Monograph Concept

Quoique le QX80 Monograph ne soit qu’un concept, on y reconnait plusieurs éléments de design qui nous sont familiers, et quelques autres encore qui seront la norme chez Infiniti dans le futur. Les bouches de ventilation iconiques sont de retour et s’intègrent bien à la carrosserie. On peut dire la même chose au sujet des phares à forme d’oeil humain qui sont maintenant des objets intégraux à la calandre moderne du constructeur.

Ces mêmes phares ont par contre évolué, car ils s’étendent et font le pourtour du capot massif et s’étirent le long des ailes avant. Combinés avec la grille à arche double, l’ensemble donne l’impression que le QX80 est la largeur d’un petit porte-avion.

Le fait que le Monograph est énorme est impossible à masquer. Il est plus de cinq mètres de long et, en accolant le pavillon de toit, frôle les nuages à prêt de deux mètres de haut. Quant à la largeur, l’impression qu’il donne est basée dans la réalité puisque ce gros VUS de luxe se déploie sur plus de deux mètres avec les rétroviseurs repliés. Au sujet de grosses affaires, les jantes mesurent 24 pouces, mais elles semblent mesurer 26 pouces, car elles recouvrent les rebords des pneus.

Le QX80 Monograph a été dessiné aux studios de design à Atsugi au Japon et selon eux, il représente l’ultime expression du VUS de luxe du futur non trop lointain et nous sommes pas mal en accord. C’est un peu difficile de le decrire comme étant beau. Il est plutôt frappant.

Aucun détail quant à la motorisation du QX80 Monograph ont été partagé par contre nous sommes convaincus que le V6 de 3,0 litres à double turbocompresseur de 400 chevaux serait un bon point de départ.

PREMIER ESSAI: Volkswagen Atlas 2018

Volkswagen s’est joint relativement tard à la partie impliquant les véhicules utilitaires modernes. Certes, ils offraient le Type 181, aussi connus sous le nom de « Thing » de 1968 à 1983, mais bon, on ne parle peut-être pas exactement du même type de véhicule…

2018 Volkswagen Atlas

Le Tiguan fit son apparition pour le millésime 2009, précéder par le Touareg en 2004, mais un utilitaire proposant trois rangées manquait à l’appel. Vous êtes surement au courant que les véhicules utilitaires sont très tendance en ce moment, mais saviez-vous qu’au Canada, plus de deux sur trois nouvelles voitures vendues au Canada sont désignées utilitaires? Les opportunités de croissances pour un constructeur automobile sont donc dans ces catégories.

Volkswagen subis encore les séquelles de l’incident concernant leurs moteurs diésels et ce n’est pas un secret, leurs ventes annuelles en souffrent. Non seulement est-ce que le TDI représentait 20% des livraisons annuelles, mais tous ceux qui attendent le règlement des poursuites auront de belles sommes à dépenser bientôt. C’est en grande partie l’espoir de VW Canada que ces consommateurs demeureront au sein de la famille Volks et se tourneront vers un de leurs utilitaires, en passant par la Golf Alltrack, le prochain Tiguan (aout), le Touareg ou le nouvel Atlas (dès juin).

En tant que VUS familial, l’Atlas a pas mal tout pour plaire en commençant par son look. Certains utilitaires tentent de camoufler leurs dimensions à l’aide d’accents visuels ou de courbes exagérées. Chez l’Atlas, c’est tout le contraire. Il est carré, dessiné avec des angles droits et le pli singulier qui traverse le camion d’un bout à l’autre met l’emphase sur son gabarit, la hauteur et importance de la ceinture de caisse.

Quand on parle de VUS, on recherche généralement de la puissance. C’est ici un l’Atlas manque quelque peu à l’appel. Le V6 « VR6 » de 3,6 litres décuple 276 chevaux et 266 lb-pi de couple. Le « torque » en bon français ne se fait sentir que près de 3,000 tr/min ce qui pourrait s’avérer un obstacle si jamais vous décidez de faire usage de la capacité de remorquage de 5 000lb (2 268 kg).

Un 4-cylindre de 2,0 litres turbocompressé (emprunté à la GTI) sera disponible au mois d’aout, mais un petit sprint de 0-100 km/h d’un Atlas V6 à traction intégrale avec deux adultes à bord a nécessité près de 9,5 secondes. Le 2,0 litres, offert uniquement avec la traction avant, risque d’être vraiment juste. À savoir, le V6 est doté de série avec le système de traction intégrale 4MOTION réactif, similaire à celui de la Golf R. En utilisation normale, il ne transfère de la puissance qu’aux roues avant, mais lorsque les conditions deviennent plus difficiles, jusqu’à 50% du couple disponible peut se rendre aux roues arrière.

L’Atlas 2018 de Volkswagen se comporte comme un gros utilitaire. Les suspensions sont souples, permettant des angles de roulis assez importants. En revanche, le roulement est sain et confortable. Les transferts de masses en accélérations ou freinage sont tous aussi évidents, mais pas déplaisants.

La direction électrique est précise, mais ne transmet rien au conducteur en ce qui a trait à la route. Les freins ont beaucoup de mordant et sont puissants. Question mécanique, c’est la transmission automatique à 8 rapports qui mérite le plus d’accolades. Elle est rapide, efficace et idéalement programmée.

Si on se procure un si gros véhicule, c’est aussi pour son habitacle également corpulent. L’Atlas ne déçoit pas allouant de la polyvalence tout en étant axé sur le confort des sept occupants qui peuvent y prendre place.

La banquette de 3e rangée est typiquement réservée aux enfants, ados ou adultes de petite taille, mais je dois avouer qu’un homme moyen, soit moi, peut y trouver un certain agrément si ce n’est que pour une courte période de temps. La 2e rangée est énorme et peu accueillir trois sièges de bébé cote à cote. Qui plus est, elle est coulissante et se rabat facilement, permettant de se rendre à la 3e banquette sans se casser le cou ou le dos.

Le coffre, quant à lui, est gigantesque sinon caverneux. Derrière la 3e rangée, un ou même deux sacs de golf ou un sac d’équipement de hockey moyen peuvent faire. Rabattre la dernière banquette permet amplement d’espace pour les avoirs de cinq joueurs, incluant un gardien ou un quatuor de golfeurs et encore plus.

L’Atlas de Volkswagen se mesure à des grands et gros, et c’est le cas de le dire, joueurs dans la catégorie des VUS intermédiaires à trois rangées. Suite à mon essai, je suis convaincu qu’il est en mesure de tenir tête aux Honda Pilot, Toyota Highlander, Ford Explorer et Hyundai Santa Fe XL sans trop se forcer. Le débat serait encore moins important si l’option d’un moteur TDI nous était possible, mais bon, laissons le passé là ou il appartient.

Jeep Quicksand Concept : un Hemi dans un Wrangler

Le Jeep Wrangler n’est pas un modèle qui change radicalement d’une version ou d’une génération à l’autre, du moins quand l’on parle de la version de production. En contrepartie, Jeep aime bien développer des concepts parfois excentriques de temps à autre, par exemple le Jeep Quicksand Concept.

Jeep Quicksand

Développé dans le cadre de la 51e édition du Easter Jeep Safari, le Quicksand fait partie d’un lot de cinq concepts développés spécialement pour l’occasion par Jeep.  Tous les ans, Jeep dévoile des concepts reliés au Easter Safari, mais la collection de cette année est certainement la plus impressionnante.

Le Jeep Quicksand Concept est propulsé par un moteur 392 HEMI à huit cylindres jumelé à une boîte manuelle à six rapports. Il est chaussé de pneus de 32 pouces à l’avant et 37 pouces à l’arrière.

Comme vous pouvez le constater dans la vidéo suivante, le Jeep Quicksand Concept émet un son qui fera saliver les amateurs de mécaniques puissantes américaines.

Quatre autres concepts Jeep

En plus du Quicksand, Jeep a présenté le Grand One, un modèle inspiré du Jeep ZJ 1993 qui sera probablement l’un des concepts préférés des puristes de la marque, surtout qu’il reçoit lui aussi un moteur V8 HEMI.

Le Jeep Safari, comme son nom l’indique, est doté d’un habitacle parfait pour profiter au maximum d’un safari en famille tandis que le Jeep Trailpass reprend les aptitudes hors routes du Jeep Compass Trailhawk tout en les bonifiant d’un cran.

Finalement, le Jeep Switchback concept est équipé de pièces et accessoires provenant des ateliers de Mopar afin d’offrir des performances imbattables loin des sentiers battus.

PREMIER ESSAI: Chevrolet Equinox 2018

Au moment d’écrire ces lignes, un nouveau Chevrolet Equinox décore les concessions automobiles. Le modèle, une cuvée 2018, est le troisième à voir le jour depuis les débuts du produit, en 2005. Si la première approche n’a pas laissé une bonne impression, la deuxième est venue réparer un tant soit peu les pots cassés, mais pour être franc, Chevrolet a toujours été à court d’un joueur de calibre dans le segment des VUS compacts.

Chevrolet Equinox

Un segment qui s’impose aujourd’hui comme LE plus populaire au pays.

La plus importante division de General Motors vient de déployer des efforts considérables afin de ramener son produit dans le coup.

Les avancées sont considérables et, plus que jamais, sans être devenu le meilleur de sa classe, l’Equinox est un produit recommandable. En fait, il souffre moins des comparaisons.

Regardons cela d’un peu plus près.

Un VUS compact plus… compact

Le segment des VUS compacts regorge de bons produits. Vous connaissez les principaux acteurs, soit les Honda CR-V, Toyota RAV-4, Nissan Rogue, Ford Escape et compagnie. Certains sont plus massifs que d’autres, d’autres plus agiles, certains plus jolis, etc.

La génération d’Equinox qui nous quitte souffrait d’embonpoint. La nouvelle a donc eu droit à un régime minceur. Au passage, quelque 400 livres sont disparues et le véhicule a perdu quelques centimètres en longueur, en prime. Le voilà donc plus léger et un tantinet plus maniable. Un tantinet, oui, car il demeure lourd et pataud lorsqu’on le pilote avec un peu trop d’agressivité. Et la maniabilité en prend un coup en espace restreint en raison d’un trop faible rayon de braquage.

Esthétiquement, ça demeure une question de goût, bien sûr, mais on remarquera un coup de crayon plus heureux à l’arrière qu’à l’avant.

Espace intérieur épargné

Si l’Equinox a légèrement rétréci, on a sauvé l’espace intérieur. L’une des raisons est que sous le capot, on a droit à des motorisations plus petites. On y revient.

[review]

À bord, donc, on a 846 litres d’espace de chargement derrière les sièges de la deuxième rangée. Lorsqu’on rabat ces dernières pour obtenir un plancher plat, le volume grimpe à 1798 litres. Et, bonne nouvelle, on a droit à une excellente visibilité lorsqu’on effectue ses manœuvres d’angle mort; ce luxe est tristement devenu une rareté dans l’industrie.

Autrement, on a mis un accent particulier sur la présentation intérieure afin de lui ajouter une touche de classe, notamment grâce à l’ajout de matériaux plus nobles et de couleurs inspirées de ce qui est tendance côté mode.

Tout a été fait pour séduire, mais c’est principalement sur la version haut de gamme que ça se passe, celle qui sert aussi à séduire les journalistes lors de ce genre d’événements médiatiques. Attendons de voir ce que Chevrolet réserve à ses modèles d’entrée de gamme; l’historique du constructeur en la matière nous invite à la prudence.

Versions et prix

L’Equinox sera proposé en trois versions, soit LS (25 197 $), LT (28 195 $) et Premier (31 795 $).

Partout, l’équipement demeure généreux. La proposition initiale est servie avec les sièges chauffants, la caméra de recul et les systèmes Apple CarPlay et Android Auto. En sautant à l’habillage LT, on ajoute principalement des fioritures. À cela peuvent être jumelés deux ensembles, soit les Confidence & Convenience et True North. Enfin, avec le modèle Premier, les plus grincheux seront sustentés et comme si ce n’était pas assez, deux groupes d’options portant les mêmes noms peuvent aussi être ajoutés au modèle.

Ce qui est intéressant, c’est que Chevrolet a réduit ses prix tout en se montrant plus généreux au niveau du contenu. L’acheteur y trouve davantage son compte, merci à une concurrence très féroce. Une hausse prévue de la valeur résiduelle devrait aussi permettre à la division d’être plus agressive avec ses taux locatifs. À surveiller.

Au volant : une question de compromis

C’est une expérience marquée par le confort qui vous attend à bord de l’Equinox. Dès les premiers tours de roue, on note aussi un excellent niveau d’insonorisation, lequel est à peine perturbé par le travail du moteur.

Au chapitre de la visibilité, nous le mentionnions, c’est excellent et à l’avant, la sensation est renforcée par une assise plus haute que basse. En fait, les plus grands peineront à trouver une position idéale. Les places arrière sont suffisamment généreuses et proposent un bon niveau de confort également.

Du reste, le rendement de l’Equinox, à défaut d’être excitant, est rassurant et prévisible.

Conclusion

Dans l’ensemble, c’est une refonte intéressante que nous propose Chevrolet. Le produit était dû pour un changement d’importance et il y a eu droit.

Il ne reste qu’à voir quelle sera la réponse des consommateurs; la concurrence est féroce dans le segment.

PREMIER ESSAI: Volvo V90 Cross Country 2017

Depuis que Volvo, grâce aux dollars du Chinois Geely, s’est mis en frais de revoir sa gamme de véhicules de fond en comble, d’abord avec l’utilitaire de luxe XC90, puis avec la berline S90 et la familiale V90, c’est la première fois que l’appellation Cross Country reprend du service. La familiale V90 Cross Country 2017 remplace la XC70 et poursuit une tradition qui a pris naissance en 1998 et qui s’étendra assurément à d’autres Volvo, question de donner au coureur des bois qui sommeille chez certains d’entre nous la monture idéale.

Volvo V90

[review]

Le prix de base de la Volvo V90 Cross Country 2017 a été fixé à 61 900$, soit 2 000$ de plus que la V90 régulière. La question qui suit s’impose donc d’elle-même : qu’est-ce que j’obtiens de plus pour 2 000$ ? En premier lieu, un look. Les jupes, les boucliers avant et arrière, de même que les arches des roues, sont recouvertes d’une « armure » plastifiée (soit d’un gris charbon, soit coordonnée à la couleur de la carrosserie). Ainsi blindé, le break suédois semble fin prêt à s’aventurer là où des véhicules normaux ne se risqueraient pas.

Pour vraiment rendre possible l’excursion hors route, la garde au sol d’un modèle Cross Country a par ailleurs été augmentée de 6 cm (2,3 po) par rapport à un modèle régulier, pour une hauteur totale de 20,8cm (8,2 po). Les rétroviseurs extérieurs sont aussi spécifiques à la Cross Country, à la fois plus gros que ceux de la V90 régulière et plus petits que ceux du XC90.

Les phares LED à l’avant qui dessinent le « marteau de Thor » et la croupe, dont les feux arrière encadrent la quasi totalité du hayon, sont commun à toute la famille. Par contre, la grille du Cross Country met en vedette de minces fanons noirs sertis de pastilles chromées, alors que le pourtour de la fenestration favorise le noir. Bref, vous aurez compris que le modèle délaisse le scintillant pour une image moins frivole.

Quoi surveiller

La lourdeur relative du modèle

Des mesures de sécurité active qui sont optionnelles

Le prix assez corsé

Modèles concurrents

Audi A4 Allroad et – mais plus indirectement – Subaru Outback et VW Golf Alltrack

Comment se comporte-t-elle sur la route?

En choisissant la livrée Cross Country, vous cochez de facto le 4-cylindres 2,0 litres à 16 soupapes surnommé T6 qui est à la fois suralimenté et turbocompressé (le compresseur vient éliminer le délai habituellement associé à l’utilisation d’un turbocompresseur). Sa force de 316 chevaux (à 5 700 tr/min) et son couple de 295 lb-pi, combiné à sa transmission Geartronic à 8 vitesses et mode manuel (mais pas de palettes au volant), garantit à la familiale des accélérations de 0-100 km/h en 6,3 secondes, ce qui est très bien. La traction est intégrale, bien sûr, tandis que la capacité de remorquage s’élève à 2 500 kg (5 500 lbs).

Il est possible que Volvo refile éventuellement la stratégie Cross Country à la V90 T8, le modèle hybride enfichable, mais rien n’a été confirmé et, entre vous et moi, ce mariage serait pour le moins bizarre…

En attendant, la version T6 s’acquitte honorablement de sa tâche malgré le fait que la cuirasse Cross Country impose quelques kilos supplémentaires. Le son est stimulant. Cela dit, à cause de la section arrière plus volumineuse, le break ne se comporte pas comme la berline. On le sent plus empesé. Cette sensation augmente durant les braquages serrés en raison des gros pneus Pirelli (19 ou 20 po), tandis que le roulement sur l’asphalte est davantage rugueux que soyeux. La garde au sol particulière permet de traverser des sentiers qui rebuteraient d’autres véhicules, tandis qu’un système de contrôle de la descente, digne d’un Land Rover, facilite encore plus les manœuvres, tout comme l’ajout d’un programme de conduite Off Road, qui complète les modes Eco, Confort et Dynamique.

Pour l’économie d’essence, Volvo estime que vous devriez vous en tirez avec un peu moins de 11 litres par 100 km de trajet effectué en ville, environ 8L sur l’autoroute et 9,4L au combiné.

Est-ce qu’elle est confortable?

Pour rendre la Volvo V90 Cross Country 2017 encore plus confortable quand elle s’attaque à des terrains rudes, vous pouvez choisir une suspension pneumatique, mais à l’arrière seulement, et des amortisseurs adaptatifs.

Les baquets avant sont fidèles à la tradition Volvo, c’est-à-dire à la fois thérapeutiques et magnifiquement cousus. La banquette arrière est généreuse, notamment grâce au pavillon surélevé, même percé du gigantesque panneau de verre panoramique. Les dossiers se rabattent en un clin d’œil, tout comme la trappe à ski.

L’élégance scandinave contribue au confort grâce à un tableau de bord à la fois épuré et riche. Des lignes simples mais fort belles. Une finition exemplaire. Le cœur des fonctions se retrouve dans l’espèce de iPad central dont l’utilisation nécessite un certain temps d’apprentissage.

Une déception toutefois : le système qui alerte le conducteur quand un véhicule vient de se glisser dans son angle mort n’est disponible sur les Cross Country canadiennes qu’en choisissant l’ensemble facultatif Vision, alors qu’il est standard aux États-Unis.

Est-ce qu’elle est spacieuse?

La V90 Cross Country est la 4e Volvo construite sur la plateforme SPA (Scalable Product Architecture) dont la principale caractéristique s’avère sa polyvalence, dans le sens que la majorité de ses proportions sont « élastiques », selon les besoins des ingénieurs, pour accommoder les petites et les grandes Volvo modernes. Or, la Volvo V90 Cross Country 2017 en profite tout plein avec une abondance de dégagement à l’avant et à l’arrière. Même les bagages, ou pitou, ne sont pas à plaindre grâce à une capacité cargo de 723 litres avec les dossiers arrière relevés.

Conclusion

La Volvo Cross Country est déjà disponible chez les concessionnaires Volvo de la Belle Province. Son géniteur l’appelle le véhicule « Getaway », celui qu’on utilise pour se rendre dans des endroits où pourra s’exprimer notre style de vie actif (camping sauvage, kayak en eau vive, etc.) mais sans pour autant abandonner le luxe qui rend la fréquentation des sentiers et des autoroutes autrement plus sereine.